09.07.2008
Les atouts du PS
Vingt-et-un, c'est le nombre de contributions générales pour le congrès de Reims. Il est toujours un peu ambigu de parler de la politique comme d'un jeu, mais là, la camparaison avec les vingt-et-un atouts du tarot était trop belle pour ne pas m'amuser un peu en ces temps si tristes. J'ai donc filé la métaphore.
Comme au tarot, pour l'emporter à Reims, il faudra empocher un maximum de points. Celui ou celle qui détient le petit – les militants – tentera de le sauver, si possible en le gardant pour la fin (cela rapporte dix points supplémentaires). Celui ou celle qui aura reçu l'excuse – la masse des élus – et le 21 – les grandes fédérations –, ne sont pas encore connus. Les cartes ne sont pas encore distribuées, elles restent figées, en tas, au milieu de la table de jeu.
Qui aura une longue à l'atout, qui aura les rois, les dames, les cavaliers et les valets? Le tarot, qui sert pourtant en astrologie à deviner l'avenir, risque de ne pas être très utile pour dire comment va se dérouler et se terminer le jeu. De quelle couleur sera le roi appelé? Quelle sera la coupe? Comment réagiront les autres membres du jeu? Arriveront-ils à faire chuter ceux qui prendront le risque de pousser ou de garder contre? Bien malin celui qui peut dire aujourd'hui qui remportera la partie. Un grand chelem est simplement très peu probable.
Dans ce grand jeu de cartes les socialistes sauront, à n'en pas douter, faire durer le suspens et tenir les médias en haleine. Il faut espérer qu'ils choisiront, au final de mettre un terme à la proportionnelle dans le parti et qu'ainsi, enfin, ils mettront fin à la guerre de Trente Ans, ces manoeuvres de courants qui pourissent le parti. Alors, nous pourrons battre la droite dans les prochaines parties, les seules qui ont de l'importance, car les seules qui peuvent faire aller mieux notre pays et nos concitoyens.
Corentin Segalen
18:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.07.2008
Le PS en quête de refondation intellectuelle
Le Monde - 4 juillet 2008
La plume acérée, le verbe efficace, Louis Gautier ne supporte plus "l'esprit boiteux" de la gauche. "Elle est depuis longtemps devenue réformiste, mais elle distille encore des évocations de Grand Soir", écrit ce conseiller à la Cour des comptes, qui est délégué national du Parti socialiste aux questions de défense. La matrice du congrès d'Epinay (1971) est "définitivement brisée". Plutôt que d'attendre un "retour mécanique du balancier", la remettant au pouvoir en 2012, la gauche doit déjouer le pari de Nicolas Sarkozy, qui escompte que, "durablement affaiblie et sans ressort idéologique", elle restera minoritaire. Il lui faut donc faire table rase.
Table rase, Y a-t-il encore des idées de gauche ? est une critique sévère. Cette prodution de Louis Gautier dessine un univers sombre pour un PS en quête de rénovation et de leader. Mais son mérite est d'être roborative, stimulante et inventive. Le fil rouge de cet ancien conseiller de Lionel Jospin est qu'"on ne modifiera pas par des libelles les lois implacables de la mondialisation". Faute d'avoir entrepris le "travail de refondation politique et intellectuelle", au diapason de l'Europe, la gauche française "reste un chantier permanent".
Pour Louis Gautier, le mal, cet art de se dévaluer elle-même, vient du tréfonds de son histoire quand le socialisme "acceptait un réformisme de revendications et de protestation et pas un réformisme de gouvernement". Cela explique, à ses yeux, "le mépris d'une partie de la gauche pour la gestion des affaires publiques, l'intendance de la société. Comme si le bon entretien de la machinerie économique, sociale et administrative du pays n'était pas la condition de réformes réussies".
L'auteur revient sur les défaites présidentielles de 2002 et de 2007 et son analyse va bien au-delà d'une première formule lapidaire : "2002, leadership du candidat et indiscipline des électeurs, 2007, discipline des électeurs sans leadership du candidat." Louis Gautier décortique la campagne de Ségolène Royal - "conte de fées médiatique" qui se transforme "en ratage politique" -, fait la part des critiques fondées et des procès injustes. "Si l'échec de Ségolène Royal lui est en partie imputable, souligne-t-il, convenons de bonne foi que personne d'autre à sa place n'aurait pu faire mieux." Si sa défaite "est l'aboutissement d'une aventure trop personnelle, elle sanctionne surtout l'immobilisme idéologique et les divisions du PS".
Partant du constat que le PS souffre d'un encéphalogramme plat, Louis Gautier l'invite à "un vigoureux sursaut intellectuel", ce qui suppose de "redonner parole et responsabilités" aux intellectuels et aux experts dont il fait partie... Car, assène-t-il, "la gauche se piège quand elle adopte l'attitude de la droite sur les valeurs ou quand elle se livre à des surenchères démagogiques". Plutôt que de s'égarer, "comme un soldat en déroute, dans un territoire ennemi", il lui faut, selon ce spécialiste de la défense, remonter "à l'assaut avec des armes fourbies".
Louis Gautier croit qu'il y a une gauche et une droite. Il revient à la gauche, écrit-il, "d'affirmer haut et fort que, pour elle, les principes l'emportent sur les valeurs, le choix des hommes sur la loi des dieux, les droits de l'humanité sur la compétition des nations, la liberté des individus sur les garanties de sécurité, la démocratie sur la loi du marché et l'égalité sur l'équité". Ses éléments de fondation pour une gauche future ressemblent presque à un programme politique livré clés en main à un parti en panne. La réflexion, nourrie de formules bien ciselées et empreinte d'une belle érudition, ne laisse de côté aucun sujet. D'abord philosophique et idéologique, jamais dogmatique, elle est en fait un discours de la méthode pour un PS qui n'hésiterait plus à se remettre en cause et à bousculer ses tabous pour enfin se rénover.
TABLE RASE. Y A-T-IL ENCORE DES IDÉES DE GAUCHE ? de Louis Gautier. Flammarion, 396 pages, 22 €.
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03.07.2008
Dépêche AFP
AFP - 3 juillet 2008
Voici la liste des 21 contributions déposées mercredi lors du Conseil national (CN) du PS destiné à enregistrer ces textes, écrits et défendus par des responsables socialistes en vue du Congrès de Reims en novembre:
- "Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste". Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes
- "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer". Martine Aubry. Avec Pierre Mauroy, Jack Lang, les présidents des régions Nord-Pas-de-Calais et Centre, du conseil général du Nord, Adeline Hazan, maire de Reims, des patrons des fédérations du Nord, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine
- "Clarté, courage, créativité". Bertrand Delanoë, maire de Paris, 7 premiers fédéraux, 8 présidents de Conseils généraux, 25 députés, 10 députés européens, 16 sénateurs...
- "Debout la gauche!". Marc Dolez, député du Nord, avec le réseau Forces militantes
- "Reconquêtes". Le député Henri Emmanuelli et l'eurodéputé Hervé Hamon, avec le courant NPS.
- "Reconstruire à gauche". L'ancien Premier ministre Laurent Fabius, soutenu notamment par le président de la commission des Finances de l'Assemblée Didier Migaud
- "D'abord redistribuer les richesses". Gérard Filoche, membre du CN
- "Et si le parti restait socialiste?", Jacques Fleury, membre du CN
- "Aux militants". Le député rénovateur, Gaëtan Gorce, défendu par Louis Gautier, délégué national PS
- "La ligne claire". Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et Gérard Collomb, maire de Lyon. Avec Manuel Valls, député (Essonne), Vincent Feltesse (communauté urbaine de Bordeaux)
- "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France". François Hollande, premier secrétaire, avec André Vallini, Bruno Le Roux, Michel Sapin, Jean-Pierre Bel
- "Pour le socialisme du XXIème siècle". Pascal Jacquemin, premier fédéral de Meurthe-et-Moselle
- "Urgence sociale". Pierre Larrouturou
- "Brèves de campagne". La députée Marylise Lebranchu.
- "Unité et refondation". Frédéric Leveillé, premier fédéral de l'Orne
- "Changer". L'eurodéputée Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre Paul Quilès. Avec Jean Mallot député (Allier), Anne Ferreira, eurodéputée.
- "Réinventer la gauche". Jean-Louis Mélenchon, sénateur, et "les membres de Trait d'Union"
- "Besoin de gauche". Les députés Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, avec plus de 35 parlementaires, 35 membres du Conseil national, 12 premiers fédéraux, 8 présidents de conseils généraux, 2 présidents de région, près de 2.000 signataires
- "Combattre et proposer". Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes avec 30 parlementaires, 23 Premiers fédéraux, 2 présidents de Région (Lorraine, Rhône-Alpes), deux présidents du Conseil général (Finistère, Lot)
- "Pour un socialisme écologique". Géraud Guibert, avec la sénatrice Nicole Bricq, le député Christophe Caresche
-"Socialistes, altermondialistes, écologistes". le courant Utopia et Franck Pupunat
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02.07.2008
Revue de presse
Au PS, le débat d'idées peine à émerger malgré les nombreuses contributions
LE MONDE | 02.07.08 | 14h33
Les adhérents du Parti socialiste ne manqueront pas de lecture pour l'été. Le Conseil national, mercredi 2 juillet, devait enregistrer le dépôt de quinze à vingt contributions générales. Sachant que chaque texte peut atteindre 97 000 signes et qu'en général leurs auteurs mettent un point d'honneur à y parvenir, c'est un volumineux courrier que les socialistes vont recevoir à leur domicile. Revue des nombreuses confluences et des quelques zones d'ombre.
LES ACCORDS
L'état du PS. Le PS va mal et chacun le dit à sa manière. "Nous n'avons plus des courants, mais des clans où les complicités d'hier se transforment souvent en rancoeurs et haines tenaces" (texte de Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône). "Nous continuons à offrir le visage de la division et des ambitions personnelles" (Martine Aubry, maire de Lille). "La France va mal, elle a besoin de nous, elle nous attend, elle nous appelle, elle nous cherche, mais elle ne nous trouve pas, elle ne nous reconnaît pas, elle ne nous comprend pas" (Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes). "Depuis trop longtemps, le PS est géré par cooptation à travers des arrangements conclus entre des chefs de courant et de grandes baronnies locales, au détriment de la clarté et du courage politique" (Gaëtan Gorce, député de la Nièvre).
L'écologie. Pas une contribution qui, dans le sillage de la nouvelle déclaration de principes, ne mette en exergue, avec plus ou moins de lyrisme et à grand renfort de données statistiques, "l'urgence environnementale" et ne plaide pour le développement durable. La contribution du nouveau " pôle écologique" du PS se distingue en refusant toute baisse de la fiscalité pétrolière, en préconisant l'abandon de la filière des réacteurs nucléaires EPR de troisième génération et de certains projets d'autoroutes. Fiscalité et politique économique. La fusion de la CSG et de l'impôt sur le revenu fait consensus, de même que la suppression des "niches fiscales". Mme Royal souhaite généraliser le prélèvement à la source et "prélever l'impôt sur le revenu au niveau de l'individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l'activité des femmes". Pour favoriser l'emploi, le calcul des cotisations à partir de la valeur ajoutée, et non des salaires, est aussi largement proposé. De même que le fait de conditionner aides et exonérations de charges à la conclusion d'accords salariaux ou de les réserver aux PME exposées à la concurrence internationale.
LES CONVERGENCES
Réformer l'Etat-providence. L'unanimité est complète autour du concept de "Sécurité sociale professionnelle" afin de permettre notamment au salarié de se former tout au long de sa vie. Un accord général se dessine pour réorienter les dépenses publiques et combattre les inégalités à la source. Dans son texte, Mme Royal appelle de ses voeux à un "Etat préventif", Mme Aubry à un "Etat prévoyant", le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à un "Etat social prévoyant" et Pierre Moscovici, pour les strauss-kahniens, à "un nouveau modèle d'Etat-providence". Plus réservé, le texte signé par Henri Emmanuelli et Benoit Hamon, coanimateurs du NPS, défend le principe d'un "Etat innovateur et régulateur". Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, se singularise en réclamant l'abrogation de la réforme des retraites et le relèvement de l'impôt sur les sociétés. Quant au mouvement Utopia, présent au sein du PS et chez les Verts, il conteste la prééminence de "la valeur travail" et propose une nouvelle réduction du temps de travail.
Créer un fonds souverain. La contribution des fabiusiens, celle de MM. Emmanuelli et Hamon, et celle de M. Delanoë suggèrent la constitution d'un fonds souverain à travers la Caisse des dépôts. Sa mission : soutenir les PME, voire investir dans les pays émergents. Les alliances. Mme Royal entend "rassembler la gauche, toute la gauche" puis "attirer les démocrates", c'est-à-dire "tous ceux qui se reconnaîtront dans notre conception de la République et de la démocratie". Les fabiusiens ne disent pas autre chose : le "rassemblement de la gauche n'exclut pas de nous ouvrir à d'autres démocrates qui souhaiteraient (...) une autre majorité pour le pays". "Nous voulons faire partager (notre projet) par les autres formations politiques de progrès", note Mme Aubry, alors que le texte Collomb-Guérini revendique "des alliances dynamiques, nouvelles, novatrices". La contribution de M. Delanoë ne fait pas de cette question un casus belli mais presse "ceux qui se définissent aujourd'hui comme centristes de choisir leur chemin". Pas d'accord, M. Mélenchon exhorte les socialistes "à faire le choix clair de l'union des gauches sans exclusive", alors que le texte de Paul Quilès, ex-ministre, veut aller "vers l'unité organique de la gauche".
LES IMPASSES
L'Europe. Confrontés à la nouvelle panne de la construction européenne, les socialistes semblent perplexes. Sur ce sujet qui les a longtemps divisés, ils se contentent de se prononcer en faveur d'une "Europe des projets" plus concrète et souhaitent des coopérations renforcées. Les primaires. Comment désigner le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012 ? Pour des raisons tactiques, les textes de Mme Royal, M. Delanoë et Mme Aubry éludent la question. Les strauss-kahniens proposent d'organiser au printemps 2011 des primaires ouvertes aux sympathisants. Un principe que MM. Collomb et Guérini veulent étendre aux candidats à la députation, aux municipales et régionales.
Jean-Michel Normand Article paru dans l'édition du 03.07.08
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Les contributions, ou le «haka» des ténors socialistes
LE FIGARO | 02/07/2008 | 19:23
Le Conseil national s'est réuni mercredi soir pour enregistrer les contributions des leaders du parti, exercice obligé avant la recherche d'alliances pour le Congrès de Reims qui doit désigner le successeur de François Hollande.
Les experts les comparent au «haka» des All Blacks, danse guerrière destinée à impressionner l'adversaire avant le match. Les contributions, première étape de la préparation du Congrès de Reims en novembre, ont été déposées mercredi soir dans un grand hôtel parisien. Un «grand cérémonial», dixit Pierre Moscovici, qui sert à faire valoir des idées et à réunir ses premiers soutiens.
Présidentiables, chefs de courants, barons locaux ont donc pris la plume, publiant au total 21 contributions générales (contre 18 au Mans en 2005), avançant analyses et propositions, mais aussi alignant les signatures de leurs soutiens respectifs comme pour montrer leur poids. Les textes ont été présentés durant cinq heures, théoriquement par leurs chefs de file, à l'exception de Ségolène Royal, qui était à Québec pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville. Ils ne donneront pas lieu à un vote des militants mais pourront servir de base à des rapprochements en vue de futures motions pour le Congrès.
L'enjeu de ce Congrès est de taille, rappelle Bertrand Delanoë : «c'est la première fois depuis le Congrès d'Epinay» de 1971 que les socialistes «ont à définir dans un même mouvement une orientation, un projet, une stratégie politique d'alliances, une direction et un leadership». A la lecture de ces documents, de nombreuses convergences apparaissent. Déjà, les socialistes partagent sans surprise la même analyse du sarkozysme, «bonapartisme saugrenu au conservatisme agressif» (dans la contribution de Bertrand Delanoë), «mélange inquiétant de Silvio Berlusconi et de Doc Gyneco, avec une montre de 50.000 euros au poignet» ( Ségolène Royal ), «monocratie» (Laurent Fabius).
Hollande : «Gagner enfin en 2012»
Dans un bel ensemble, ils dénoncent la mainmise du capitalisme financier et revendiquent «les valeurs historiques du socialisme» (Martine Aubry). Si le mot est encore largement tabou chez les socialistes, la plupart d'entre eux sont sociaux-démocrates. L'inoxydable Jean-Luc Mélenchon se distingue en affichant sa volonté d'«empêcher la mutation définitive du PS en parti démocrate». L'aile gauche du parti présente d'ailleurs plusieurs textes, via Henri Emmanuelli et Benoît Hamon, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, ou encore l'édile du Nord Marc Dolez.
De son côté, Pierre Moscovici représente le pôle des reconstructeurs (avec Arnaud Montebourg et Jean-Christophe Cambadélis) qui plaide pour une ligne clairement réformiste, de même que les barons locaux Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini, avec l'appui discret de Manuel Valls, ou encore Jean-Marc Ayrault. Le maire de Nantes, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, et des socialistes des Pays-de-la-Loire «refusent» tous de choisir un candidat pour 2012 estimant qu'aucune personnalité ne s'impose naturellement.
Plus isolés, le rénovateur Gaëtan Gorce, l'ex-ministre de la Justice Marylise Lebranchu (toutefois proche de Martine Aubry), le pôle écologique du PS (avec notamment Géraud Guibert, responsable national du PS chargé de l'écologie) et le petit courant altermondialiste Utopia veulent eux aussi exister à travers leur contribution générale. Ambition similaire pour des membres du Conseil national du PS, comme Gérard Filoche et Jacques Fleury, le premier fédéral de Meurthe-et-Moselle Pascal Jacquemin et celui de l'Orne Frédéric Leveillé, mais aussi Pierre Larrouturou, avec sa contribution appelée «Urgence sociale».
François Hollande ? Le Premier secrétaire sortant, qui entend bien peser sur le Congrès, a attendu l'expiration du délai pour publier sa contribution, déjà signée par Julien Dray. Dans ce texte intitulé «Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France», le numéro un du PS propose de fédérer la gauche pour choisir un candidat commun au premier tour de la présidentielle et «gagner enfin en 2012».
Samuel Potier
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Mercredi 2 juillet
Gaëtan Gorce sur LCI de 11h à 12h et sur LCP de 13h à 13h15.
Louis Gautier sur BFM TV, de 12h30 à 13h00.
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